Loi « Duplomb » : un vote qui divise, une mobilisation qui s’amplifie

🔹 Une adoption controversée à l’Assemblée nationale

Le 8 juillet, l’Assemblée nationale a adopté la proposition de loi dite « Duplomb », censée « lever les contraintes pesant sur le métier d’agriculteur ». Le texte a été voté à 316 voix pour, 223 contre, révélant un net clivage politique.

🔹 En Isère : un vote à l’image des divisions nationales

Le département de l’Isère illustre à lui seul les fractures politiques autour de ce texte. Sur les 10 députés locaux, les positions sont très partagées :

Ont voté pour la loi Duplomb :

  • Thierry Perez (10e circonscription – Rassemblement national)
  • Alexis Jolly (6e – RN) → initialement abstenu par erreur, vote finalement rectifié en « pour »
  • Sylvie Dezarnaud (7e – Droite républicaine)
  • Hanane Mansouri (8e – centre droit)

Ont voté contre :

  • Camille Galliard-Minier (1re – Renaissance)
  • Cyrielle Chatelain (2e – Écologiste)
  • Élisa Martin (3e – LFI)
  • Marie-Noëlle Battistel (4e – Socialistes)
  • Jérémie Iordanoff (5e – Écologiste)
  • Sandrine Nosbé (9e – Gauche)

🔹 Une loi jugée dangereuse pour l’environnement

Ce texte législatif soulève de vives inquiétudes chez de nombreuses organisations, dont l’UFC-Que Choisir. En effet, la loi :

  • Rend possible la réutilisation de pesticides interdits depuis près de dix ans, avec un risque évident pour la qualité de l’eau et des sols ;
  • Facilite l’accès au stockage de l’eau, sans réelle concertation, au bénéfice de certains modèles agricoles intensifs ;
  • Encourage l’agrandissement des élevages industriels, sources majeures de pollution hydrique.

Les racines de la crise agricole ignorées ?

Loin de s’attaquer aux causes structurelles des difficultés rencontrées par les agriculteurs, la loi Duplomb évite le vrai débat : celui d’un déséquilibre économique profond entre producteurs, industriels et distributeurs. Un partage inéquitable de la valeur qui continue d’étrangler les exploitants, en dépit des dérégulations environnementales accordées.

🔹 L’UFC-Que Choisir maintient la pression

Avant l’adoption de la loi, l’UFC-Que Choisir, avec plusieurs associations, avait adressé une lettre ouverte aux parlementaires les exhortant à ne pas voter ce texte. L’association de consommateurs ne compte pas en rester là et poursuivra son engagement contre ce qu’elle qualifie de régressions sanitaires et écologiques.

🔹 Une pétition nationale dépasse le million de soutiens

Pour rouvrir le débat, une pétition citoyenne a été mise en ligne sur le site de l’Assemblée nationale. Elle réclame l’abrogation immédiate de la loi Duplomb. Le cap symbolique du million de signatures a déjà été franchi, preuve d’une contestation massive.

👉 Lire la réaction complète sur le site de l’UFC-Que Choisir : Loi Duplomb : un lendemain difficile pour les consommateurs

🔹 Une vigilance citoyenne indispensable

Face à une loi aux effets potentiellement nocifs pour la santé publique et l’environnement, la mobilisation collective prend de l’ampleur. Le combat continue, dans l’hémicycle comme dans l’opinion.

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