Méthylmercure et alimentation : La vigilance s’impose

Un rapport récent de l’ANSES de janvier 2026 met en lumière l’exposition des Français aux contaminants chimiques dans l’alimentation. Parmi eux, le méthylmercure, présent dans certains poissons, attire particulièrement l’attention pour ses effets sur le cerveau et le système nerveux.

L’étude « EAT3 » a analysé l’alimentation totale de 2 698 enfants et 3 157 adultes, âgés de 3 à 79 ans. Les chercheurs ont mesuré l’exposition à plusieurs substances chimiques : acrylamide, aluminium, argent, cadmium, mercure et plomb.

Le méthylmercure, la forme la plus toxique du mercure, provient majoritairement des poissons.

  • 73 à 75 % de l’exposition totale au méthylmercure provient des poissons
  • Dont 15 % provient du poisson pané
  • Autres poissons : colin, lieu, merlu et merlan (13–14 %), cabillaud (13 %), thon blanc
  • 74 à 76 % de l’exposition totale provient des poissons
  • Principaux contributeurs : cabillaud (22–23 %), poissons prédateurs hors thon blanc (13 %), colin, lieu, merlu et merlan (12 %), thon blanc (12 %), saumon hors fumé (6–7 %)
  • Consommer 2 portions de poisson par semaine, dont une riche en EPA* et DHA**
  • Varier les espèces et les lieux d’approvisionnement
  • Attention particulière au cabillaud, très consommé et contributeur en méthylmercure

*L’acide eicosapentaénoïque (EPA) est un acide gras indispensable de la famille des oméga-3. Il est dit ‘essentiel’ car l’organisme n’est pas capable de le synthétiser.

**L’acide docosahexaénoïque (DHA) participe au fonctionnement normal de la fonction cardiaque et de la vision. Par ailleurs, il contribue au maintien d’une concentration normale en triglycérides dans le sang ainsi qu’à une tension artérielle normale.

  • Contient souvent moins de 60 % de poisson
  • Apport réduit en protéines : 12–13 g/100 g contre 20 g pour un poisson nature
  • Teneur plus élevée en matières grasses à cause de la chapelure
  • À consommer avec modération

Pour profiter des bienfaits du poisson tout en limitant les risques :

  • Varier les espèces et les sources
  • Respecter les portions recommandées
  • Consommer le poisson pané avec modération

Ces mesures permettent de maintenir un équilibre entre nutrition et sécurité alimentaire.

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